Le musée virtuel de Paul & Virginie

 
La mort de Virginie par Bertrand James

La mort de Virginie par Bertrand James

La mort de Virginie


 
Paul & Virginie par Prosper d'Epinay

Paul & Virginie par Prosper d'Epinay

Charles Adrien Prosper d’Epinay est né le 13 juillet 1836 à Port-Louis, dans un milieu cosmopolite et cultivé. Son père Adrien d’Epinay (1794-1839), avocat et politicien remarquable, fut une personnalité importante de l’histoire de l’Ile Maurice. Issu d’une famille aristocratique des plus anciennes de Bretagne, il participa activement au rayonnement culturel de l’Ile en fondant la Société Royale des Arts et des Sciences de l’Ile Maurice, ainsi qu’un journal Le Cernéen, créé en 1832. Il chercha à favoriser l’accession des Mauriciens au Conseil du Gouvernement et modernisa l’industrie sucrière dans son ensemble, en obtenant l’abolition des droits discriminatoires sur l’entrée des sucres mauriciens en Angleterre. L’Ile Maurice, auparavant nommée Ile de France, avait été sous domination française depuis 1715. A la suite de la bataille navale de Grand Port en 1810, l’Angleterre conserva l’Ile Maurice et rendit l’Ile de la Réunion à la France. Prosper d’Epinay, français par sa famille et sujet britannique par sa naissance à l’Ile Maurice, reçut une éducation anglaise, mais demeura profondément attaché à ses origines françaises ; suite au départ de sa famille pour la France en 1839, suivi du décès de son père la même année, Prosper d’Epinay y demeura jusqu’en 1855 pour y poursuivre ses études. Paul porte Virginie dans ses bras, tandis qu’elle se réfugie sur son épaule, en inclinant sa tête gracieuse. Pour sculpter les traits de ce beau visage d’adolescente, Prosper d’Epinay, natif lui-même de l’Ile Maurice, prit pour modèle une jeune créole, Louise Koenig. Paul, le visage concentré, les jambes du pantalon retroussées , apparaît courageux et protecteur. La délicatesse d’exécution de l’ensemble nous fait sentir le frémissement de la chair, la terreur délicieuse de Virginie devant le danger du torrent que les deux jeunes gens s’apprêtent à traverser.

D’Epinay exacerbe l’effroi de la jeune fille par le tourbillon des plis de sa robe qui semble s’envoler avec elle. Dans cette œuvre pleine de tendresse et de poésie, le sculpteur a su traduire la vigueur des corps, la robustesse de Paul, la gracilité et la nonchalance de Virginie. Le superbe élan vertical de la composition s’équilibre par les diagonales successives des bras agrippés et des deux visages savamment superposés. Mais, mieux encore le sculpteur nous laisse percevoir les sentiments encore confus des deux adolescents, la sincérité de leur amour naissant, mais aussi leur inquiétude face au péril de la situation, forme de présage du drame à venir : la disparition de Virginie dans le naufrage du navire qui la ramena sur l’île. La confrontation de la fragilité humaine et de la nature déchainée, est très rare en sculpture.

Cependant, les origines mauriciennes de Prosper d’Epinay l’amenèrent à composer plus tard une autre sculpture d’ un sujet comparable Le cyclone (1894), représentant deux jeunes filles enlacées, luttant contre la violence du vent. Thème privilégié de la littérature et de la peinture romantique, cette conception sentimentale et dramatique, sous l'influence des romans anglais de Samuel Richardson, imprégna la littérature française de la fin du XVIIIème siècle : on en retrouve la trace dans les écrits de Jean-Jacques Rousseau (La Nouvelle Héloïse, 1761) et les commentaires de Diderot (Salon de 1767). Elle est à son apogée dans Paul et Virginie , le roman de Bernardin de Saint-Pierre, qui tira sa source du naufrage du Saint-Géran près des côtes de l’Ile Maurice en 1744. Port Louis - Ile Maurice, vers 1860 En 1856, Prosper d’Epinay revint le temps d’une année dans son île natale, séjournant dans la maison familiale des Pamplemousses, nommée « le Hochet ».

LES ANNEES D’APPRENTISSAGE A PARIS Henri Regnault (1843 – 1871) Portrait de Charles Adrien Prosper d’Epinay Orphelin à l’âge de vingt ans, héritier d’une belle fortune, il repartit pour la France en 1857 et y demeurât jusqu’en 1861, montrant très tôt de grandes dispositions pour le dessin. Arrivé à Paris, Prosper d’Epinay fut accueilli par sa tante Julie d’Epinay, qui tenait un salon et lui ouvrit les portes de la société parisienne. Très vite, le jeune artiste choisit la sculpture ; c’est ainsi qu’en 1858, il entra dans l’atelier du sculpteur Dantan le Jeune dont il devint le principal élève. Sous la direction de ce brillant caricaturiste, d’Epinay apprit à manier l’ébauchoir et pétrir la terre glaise, afin de pouvoir résumer en quelques traits une physionomie.

Prosper d’Epinay demeura deux ans dans son atelier et compléta son apprentissage par l’étude de la sculpture au musée du Louvre. Son âge et sa fortune aidant, il se lança dans la vie mondaine parisienne et fit partie du Cercle légitimiste de la rue Royale. Il se lia d’amitié avec les membres distingués de la société française : le Prince Demidoff, le Duc de Massena, le Duc de Luynes…

L’ATELIER DE ROME Afin de compléter sa formation classique, Prosper d’Epinay partit pour Rome au début de l’année 1861, et installa son atelier au 57 Via Sistina. Il y étudia l’art de la statuaire sous la direction d’un des meilleurs artistes romains, Amici, auteur du tombeau de Grégoire XVI dans la basilique de Saint-Pierre. Ce fut le point de départ de sa carrière ; c’est à Rome qu’il conçut ses deux premières commandes importantes pour l’Ile Maurice : la statue de son père, Adrien d’Epinay, et la statue du Gouverneur Stevenson, respectivement inaugurées en 1866 et 1867 dans les jardins de la Compagnie à Port-Louis.

Sculpture en marbre de Charles-Adrien-Prosper d'Epinay

Date de réalisation : XIXème siècle

 
Suite Paul & Virginie par Prosper d'Epinay

Suite Paul & Virginie par Prosper d'Epinay

En 1881, la colonie mauricienne, par l’intermédiaire de la municipalité de Port-Louis, commanda à Prosper d’Epinay un groupe de Paul et Virginie taillé dans le marbre, qu’il réalisa en 1884. Pour des raisons financières, cette sculpture ne fut pas vendue à la colonie, mais acquise en 1886, par un amateur portugais, le Marquis da Foz, qui la disposa en place d’honneur dans son luxueux palais de Lisbonne. Suite à ce différend, la municipalité de Port-Louis, en 1887, passa une nouvelle commande à d’Epinay d’une réduction en marbre, inaugurée le 22 octobre 1889, et conservée de nos jours à la Municipalité de Port-Louis. Paul et Virginie (1887) Municipalité de Port-Louis Fort de ce succès, il réalisa également un bronze à cire perdue, acheté en1902 à la suite d’une souscription, que l’on peut encore voir dans les jardins de l’Hôtel de Ville à Curepipe. Prosper d’Epinay réalisa donc plusieurs sculptures (plâtres, bronzes, terres cuites) et marbres de tailles différentes sur ce sujet qui lui tenait à cœur. Jusqu’à aujourd’hui, on connaissait quatre marbres de Paul et Virginie par Prosper d’Epinay . Les deux cités précédemment (celui de la collection Marquis da Foz, 1884, et celui commandé par la Municipalité de Port-Louis, 1887) ainsi que deux autres marbres de Paul et Virginie , l’un ayant été vendu à la Vente Liane de Pougy, Hôtel Drouot, 9 avril 1894, ainsi qu’un marbre acquis par le Japon (douane 28 avril 1971), tous deux non localisés.

Sculpture en marbre de Charles-Adrien-Prosper d'Epinay Date de réalisation : XIXème siècle

Hauteur totale avec le socle :226 cm (88.9 in.)

A L’INAUGURATION DE SON GROUPE DE PAUL ET VIRGINIE

C.GUEUVIN à Prosper D'EPINAY

D’Epinay, qu’ils sont beaux! Que ton souple génie, A la Grèce empruntant ses ciseaux gracieux, A, dans leur être joint,-prodige d’harmonie Que seul pouvait oser ton doigt audacieux,- Tous les dons les plus purs de la terre et des cieux ! Qu’à leur douce splendeur le regard s’extasie! Que de suavité! Quel charme délirant ! Quelle incarnation de chaste poésie ! Quel amour enfantin, soi-même s’ignorant - O sainteté de l’art, que ton prestige est grand! Paul est bien le créole en pleine adolescence, Beau, robuste, vaillant, à quelque dieu pareil, Mais dont le jeune cœur, en sa sainte innocence, Ne sent point, à presser ce corps souple et vermeil, Des désirs enflammés l’irrésistible éveil. Virginie, au contraire, -ah ! Plus prompte est la femme À goûter de sa lèvre au philtre de l’amour, Comme si Dieu voulait, l’ayant faite toute âme, Lui donner Mt la joie en ce triste séjour, Pour compenser les maux qu’Il lui garde en retour ! - Virginie, elle, aux bras de ce frère qu’elle aime, D’un sentiment déjà plus brûlant et plus fort, Heureuse, mais troublée en son ivresse même, Sent monter à son front, comme un feu qui la mord, La pudeur qui plus tard la conduit dans la mort.

Que, drapé du manteau de son indifférence, Le pays, d’Epinay, d’un esprit rétréci, Te dispute tes droits à sa reconnaissance, Au nom de l’Art divin, au nom de sa puissance, An nom de ta grandeur qui nous inonde ici, O frère noble et bon, moi, je te dis: "Merci! "

 
Suite et fin Paul & Virginie par Prosper d'Epinay

Suite et fin Paul & Virginie par Prosper d'Epinay

Charles-Adrien-Prosper d’Epinay né à Port-Louis Ile Maurice en 1836 – Saint-Cyr-sur-Loire, 1914

Grandeur nature Hauteur totale avec le socle :226 cm (88.9 in.)

Dans un premier temps, D’Epinay songea à représenter « le moment dramatique où Paul retrouve et soulève, fou de douleur, le cadavre de Virginie. Ce serait splendide ! Quelle belle étude de nu ! Quelle délicieuse forme de femme, quel joli mouvement »… Finalement, à la demande de ses commanditaires, il dû choisir le passage du livre où Paul aide Virginie à passer la rivière, en la portant dans ses bras : « Paul prit Virginie sur son dos et passa, ainsi chargé, sur les roches glissantes, malgré le tumulte des eaux. »

Sculpture en marbre de Charles-Adrien-Prosper d'Epinay Date de réalisation : XIXème siècle

 Hauteur totale avec le socle :226 cm (88.9 in.)

A L’INAUGURATION DE SON GROUPE DE PAUL ET VIRGINIE

C.GUEUVIN à Prosper D'EPINAY

D’Épinay, je reviens à toi, doux statuaire; Par la pensée encor j’entre en ton sanctuaire; Je t’y vois contemplant, de tristesse abreuvé, Ce marbre souverain de Paul et Virginie Que, d’un souffle puissant, ton cœur et ton génie Avaient tous deux pour nous rêver. Un pleur brille en ton œil; oh ! ce n’est pas la larme Qu’arrache en nous quittant un objet qui nous charme; Non; quand le soleil jette au monde sa clarté, Quand le parfum des fleurs dans les airs se balance, Quand le rossignol dit ses chants dans le silence, Aucun d’eux ne l’a regretté. Ta tristesse est notre œuvre; elle en est plus amère. Maurice, par toi grande, est une ingrate mère. Hélas! tu te disais, au pur sommet de l’Art: "Le monde est plein déjà du flux de ma pensée ; Est ce assez de l’avoir sur tout ainsi versée? Ma mère en demande sa part."

Si purs sont ces enfants, et si chaste leur pose, Que nul ne peut penser qu’ils sont nés dans ces lieux! On s’attend à les voir,-juste métamorphose, - Quitter leurs corps de marbre, et, d’un élan joyeux, Reprendre tout à coup leur essor pour les cieux ! Ta verve, s’inspirant de l’aimable pensée Du pays toujours cher à l’horizon lointain, N’a rien trouvé de mieux, à ce rêve bercé, Que de rendre si vrais, à leur antique Eden, Ces anges immortels que créa Bernardin! Et tu choisis l’instant où leurs âmes modestes, Tout au bonheur encor du devoir accompli, Débordent dans leurs yeux en lumières célestes, Et qu’à leur jeune front que la course a pali, D’un nimbe radieux resplendit le doux pli.

 
Paul et Virginie et le Saint-Géran

Paul et Virginie et le Saint-Géran

Le Saint-Géran :

Une catastrophe pour Lorient

Décompte passagers qui ont péri dans ce naufrage. Le nombre de personnes notées sur le rôle d’équipage s’élève à :190 marins et passagerS(y compris Virginie) et 30 esclaves embarqués à Gorée (20 hommes et 10 femmes) pour un total de 220 personnes . Ce vaisseau fut contruit et lance en Orient en Juillet 1736. Il voyagea pour la première fois le 11 Novembre en direction de Pondicherry sous le commandement du capitaine L. Laurent Aubin Dupleyssis puis fut successivement commande par les capitaines Porée de La Touche, Drake et Richard de La Marre dans ses differents voyages aux Indes. Voilà, l’histoire résumée du naufrage du Saint-Géran dans le roman de Bernardin de Saint-Pierre. Cette version quoique que très belle et émouvante, est très loin de la vérité. En effet, le naufrage du Saint-Géran s’est passé tout à fait différemment. Le Saint-Géran, vaisseau de 600 tonneaux et de 28 canons, est armé le 24 mars 1744 par la Compagnie des Indes pour rejoindre l’île de France. Il est commandé par le capitaine Gabriel Richard de la Marre et a comme premier lieutenant le dénommé Jean François Males. Il arrive sous voile en vue de l’Isle de France(Ile Maurice) à 16 h 00, le 17 août 1744. Le temps est beau, le Saint-Géran fait route vers l’île de France. A cause d’une erreur de navigation, après trois heures du matin, le 18 août 1744, il talonne au niveau des brisants la barrière de corail. La coque est crevée et la calle se remplit d’eau. Le capitaine demande à l’équipage de mettre la chaloupe à l’eau avec des hommes à bord mais celle-ci se fracasse sur le pont. Le vaisseau prend alors de la gîte avec le vent, le capitaine donne l’ordre d’abattre le grand mat qui dans sa chute rompt le mat d’artimon. Le vaisseau se brisant de plus en plus, le capitaine voyant qu’il n’est plus possible de sauver le navire, appelle l’aumônier pour que ce dernier donne l’absolution générale et dit à tout le monde de faire son possible pour se sauver. Les faits tel que nous les rapportons ci-dessus sont issus du témoignage consigné par écrit d’un des rescapés, le dénommé Aimé Carret, 2e quartier maître, à bord du Saint-Géran. En effet, ce dernier fait une déclaration au bureau d’armement de la Compagnie des Indes de Lorient à son retour pour que la Compagnie puisse remettre leur dû aux familles de l’ensemble des rescapés. C’est ainsi qu’il précise qu’il y a eu 9 survivants : 1. Allain Ambroise de Port-Louis - Bosseman. 2. Pierre Tasset de Lorient - Bosseman. 3. Aimé Carret de Lorient - 2e Quartier Maître. 4. Jean Page de Cleden - Matelot. 5. Jacques Le Guen d’Hennebont - matelot / Charpentier. 6. Pierre Vergore de Lorient - Canonnier. 7. Jean Janvrin Daniel (ou de miel) de Saint-Servan - Passager engagé. 8. Thomas Chardon d’Hennebont - Passager engagé. 9. Diomat de Saumur - Passager menuisier/charpentier. Deux autres déclarations au juge du conseil supérieur de l’île de France, M. Herbault, et à son greffier, M. Molère ont fait l’objet de procès-verbaux, dans les jours suivant le naufrage et confirment les dires d’Aimé Carret. Ces témoignages nous éclairent aussi sur le fait que, bien que le naufrage ait eu lieu près des côtes, il y eut peu de rescapés. En effet, l’équipage était en bien mauvaise santé, plus de 100 personnes étaient couchées et ceux qui ne l’étaient pas, ne devaient pas être en très bonne condition physique.

Ces déclarations sont issues des rescapés suivants : Déclaration au greffe du 22 août 1744 : Pierre Tassel, Alain Ambroise et Thomas Chardrou (Orthographe légèrement différente par rapport à la déclaration de Lorient) :

Maquette Le Saint Geran 1736 sur commande uniquement



 
Paul et Virginie

Paul et Virginie

Scène tirée du roman Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre.

La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Paul et Virginie, sont le symbole de la jeunesse, de la générosité et de la vertu. Ils vivent avec leurs mères respectives à lisle de France (île Maurice aujourd’hui). Un dimanche, au lever de l’aurore, une esclave fugitive, se présente sous les bananiers qui entouraient leurs habitations. « Cette négresse marronne, tel que l’écrit Bernardin de Saint-Pierre, était décharnée comme un squelette et n’avait pour vêtement qu’un lambeau de serpillière autour des reins. Elle se jeta aux pieds de Virginie qui préparait le déjeuner de la famille et lui dit « ma jeune Demoiselle, ayez pitié d’une pauvre esclave fugitive, il y a un mois que j’erre dans ces montagnes, demi-morte de faim [...] je fuis mon maître qui est un riche habitant de la Rivière-Noire. je voulais aller me noyer ; mais sachant que vous demeuriez ici, j’ai dit : Puisqu’il y a encore des bons comme vous dans ce pays, il ne faut pas encore mourir. ». Virginie lui donna à manger et à boire avant d’aller demander sa grâce auprès de son maître accompagnée de Paul.

 

 
Pendule Paul et Virginie attribuée à Pierre-Philippe THOMIRE

Pendule Paul et Virginie attribuée à Pierre-Philippe THOMIRE

cette pendule en bronze représentant Paul et Virginie estimée entre 50 000 à 70 000 € à été adjugé en 2012 à 48 000 €.

Les enfants  assis sur un palanquin porté par deux indigènes, le cadran est signé LEVOL A PARIS.  Vers 1810/1820

 
Paul et Virginie la danse des enfants

Paul et Virginie la danse des enfants

Paul ek Virginie pé danse séga

Titre du tableau Paul et Virginie La danse des enfants.

MARLET Jean Henry (d'après) ; anonyme (peintre)

Lieu de conservation:musée d'Aquitaine Bordeaux

Année d'exécution vers 1820

(inspirée de l'oeuvre littéraire du roman de Bernardin de Saint Pierre)

Elle tient dans sa main un triangle en barre métallique,frappe dessus à l’aide d’une tige métallique.(le triangle est un des trois instruments traditionnels du Séga avec la ravanne et la maravanne)

The three main instruments of the traditional sega are the Ravanne, the Maravanne and the Triangle.

The TRIANGLE, is made of an iron rod shaped like an equilateral triangle but with one end still ope

En 1839 on y danse le premier séga  lors d’une représentation de "Paul et Virginie au théatre de Port-Louis

A historic moment took place on 24th October 1964, when 'La nuit du Sega' (The Sega Night) was held at Le Morne Village. This was the first public demonstration of Sega Tipik Morisien that finally gave official recognition to the Traditional Mauritian Sega.

La musique traditionnelle de l'ile Maurice est le Séga, musique originaire des esclaves africains, Le séga est le genre musical majeur des Mascareignes, l'île Maurice, de l'île de La Réunion, Rodrigues, des Seychelles, Agaléga, Saint-Brandon et diverses îles de l'Océan Indien.Lieu de conservation Bordeaux ; musée d'Aquitaine

Pour chacune de ces îles, le séga diffère. Par exemple le séga rodriguais est composé de deux musiques différentes.

le séga tambour, très rapide et typiquement africain le ségakordéon, où l'accordéon diatonique donne une touche musette. Aux Seychelles le rythme est plus lent.

Loin de leur pays d'origine, les esclaves de différentes contrées se réunissaient. Ils ne parlaient pas la même langue, n'avaient pas les mêmes coutumes, ni la même musique, mais cela ne les empêchait pas de communiquer autour de la danse et du chant. Puis de fil en aiguille la langue créole est apparue, un dialecte d'origine française qui n'a pas fini d'évoluer, s'est fondue dans la musique et le séga est né. Dès 1768, les voyageurs de retour de Maurice parlaient du chant des esclaves et de la danse. Bernardin de Saint-Pierre a parlé de la passion des esclaves pour la musique et de l'harmonie douce d'instruments inconnus pour correspondre aux chansons avec tous les thèmes d'amour présents. Milbert, en 1803, a parlé de pas de danse sensuels qui montrent clairement leurs intentions chaudes. Ils parlent tous du « chéga » ou « tchéga » qui deviendra par la suite le séga. Le mot séga viendrait de la côte Est de l'Afrique. Au Mozambique, tchega se rapporte à une danse très proche du fandango espagnol. Le mot swahili sega désigne l'acte de retrousser ses habits, geste typique des danseuses de séga. Le Séga de la Réunion L’histoire du Séga, à la Réunion, est intimement liée à celle du Maloya. Le Maloya, terme d’introduction récente (apparu vers 1930) était appelé vers 1750, « Tchega,Tsiega,puis « Séga »

 
Toile de jouy Paul et Virginie version méconnue

Toile de jouy Paul et Virginie version méconnue

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Quelles que soient les exigences de votre décor:cinéma,pour la durée  d'une exposition,pour votre entreprise,le théâtre,,ou pour tout autre événement personnel ou professionnel.

Toile de jouy XIX ème, à personnages représentant Paul et Virginie dans une version méconnue.(pièce de musée)Elle mesure 58x75 cm, son état est correct malgré quelques usures, le dessin est tout à fait lisible.Garniture matelassée et piquée ,l'envers dans une autre toile de jouy couleur ocre d'après une oeuvre dramatique.

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Assiette CHOISY LE ROI-  Paul cueille des fruits pour Virginie

Assiette CHOISY LE ROI- Paul cueille des fruits pour Virginie

Nouvelle acquisition

Assiette en faience fine de Choisy-Le-Roi

Paul cueille des fruits pour Virginie dans un paysage exotique(Maurice)

du début du XIXe. (numéro 5) 

(collection particulière de Bourbon 1860)

Représentant une illustration de Paul et Virginie(inspirée de l'oeuvre littéraire du roman de Bernardin de Saint Pierre).

Paul cueille des fruits pour Virginie dans un paysage exotique(Maurice)

Passage de Paul et Virginie,roman de Bernardin de Saint Pierre

L'histoire se déroule à l'île de France (aujourd'hui Maurice)

Vous autres Européens, dont l'esprit se remplit dès l'enfance de tant de préjugés contraires au bonheur, vous ne pouvez concevoir que la nature puisse donner tant de lumières et de plaisirs. Votre âme, circonscrite dans une petite sphère de connaissances humaines, atteint bientôt le terme de ses jouissances artificielles : mais la nature et le cœur sont inépuisables. Paul et Virginie n'avaient ni horloges, ni almanachs, ni livres de chronologie, d'histoire, et de philosophie. Les périodes de leur vie se réglaient sur celles de la nature. Ils connaissaient les heures du jour par l'ombre des arbres ; les saisons, par les temps où ils donnent leurs fleurs ou leurs fruits ; et les années, par le nombre de leurs récoltes. Ces douces images répandaient les plus grands charmes dans leurs conversations. « Il est temps de dîner, disait Virginie à la famille, les ombres des bananiers sont à leurs pieds » ; ou bien : « La nuit s'approche, les tamarins ferment leurs feuilles. 

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Assiette Choisy Le Roi - Virginie retrouvée sur le rivage

Assiette Choisy Le Roi - Virginie retrouvée sur le rivage

Nouvelle acquisition

Assiette en faience fine de Choisy-Le-Roi

du début du XIXe. (numéro 12) 

Virginie retrouvée sur le rivage

(collection particulière de Bourbon 1860)

Représentant une illustration de Paul et Virginie.(inspirée de l'oeuvre littéraire du roman de Bernardin de Saint Pierre)

Passage de Georges d'Alexandre Dumas L'histoire se déroule à l'île de France (aujourd'hui Maurice) Alexandre Dumas s'est inspiré de la vie de son père le Général Dumas(mulâtre de Saint Domingue aujourd'hui Haïti) pour écrire ce roman.

Année de publication:1843

Époque du récit:1810-1825

Voici la baie des Tombeaux, voici l’église des Pamplemousses. C’est dans ce quartier que s’élevaient les deux cabanes voisines de madame de La Tour et de Marguerite ; c’est au cap Malheureux que se brisa le Saint-Géran ; c’est à la baie des Tombeaux qu’on retrouva le corps d’une jeune fille tenant un portrait serré dans sa main ; c’est à l’église des Pamplemousses, et deux mois après, que, côte à côte avec cette jeune fille, un jeune homme du même âge à peu près fut enterré. Or, vous avez deviné déjà le nom des deux amants que recouvre le même tombeau : c’est Paul et Virginie.

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Félix MIXELLE  Le naufrage de Virginie

Félix MIXELLE Le naufrage de Virginie

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Le naufrage de Virginie

Paul alloit s’élancer à la mer, lorsque je le saisais par le bras: mon fils, lui dis-je, voulez vous périr? Que j aille à son secours s’écria-l’il, ou que je meurt!

Peint par Lambert. Gravé par Felix Mixelle.(collection particulière de Bourbon 1860)

A propos du Saint-Géran

Le Saint-Géran est un navire de la Compagnie française des Indes orientales, lancé à Lorient le 11 juillet 1736, qui fit naufrage en 1744 à l'île d'Ambre au nord-est de l'île de France, l'actuelle île Maurice, alors qu'il effectuait son quatrième voyage sous la direction du capitaine Richard de Lamarre (ou La Marre)Sa cloche se trouve au musée naval de Mahébourg.

Le naufrage du Saint-Géran immortalisé par Bernardin de Saint-Pierre dans son roman Paul et Virginie .

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Virginie au Bain vers 1845

Virginie au Bain vers 1845

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Virginie au bain

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Paul et Virginie Le passage du torrent vers 1845

Paul et Virginie Le passage du torrent vers 1845

Nouvelle acquisition

Paul et Virginie Le passage du torrent vers 1845

Paul, qui ne s'étonnait de rien, dit à Virginie : « Notre case est vers le soleil du milieu du jour ; il faut que nous passions, comme ce matin, par-dessus cette montagne que tu vois là-bas avec ses trois pitons. Allons, marchons, mon amie. » Cette montagne était celle des Trois-Mamelles, ainsi nommée parce que ses trois pitons en ont la forme. Ils descendirent donc le morne de la Rivière-Noire du côté du Nord, et arrivèrent après une heure de marche sur les bords d'une large rivière qui barrait leur chemin. Cette grande partie de l'île, toute couverte de forêts, est si peu connue même aujourd'hui que plusieurs de ses rivières et de ses montagnes n'y ont pas encore de nom.

 

La rivière sur le bord de laquelle ils étaient coule en bouillonnant sur un lit de roches. Le bruit de ses eaux effraya Virginie ; elle n'osa y mettre les pieds pour la passer à gué. Paul alors prit Virginie sur son dos, et passa ainsi chargé sur les roches glissantes de la rivière malgré le tumulte de ses eaux. « N'aie pas peur lui disait-il ; je me sens bien fort avec toi. Si l'habitant de la Rivière-Noire t'avait refusé la grâce de son esclave, je me serais battu avec lui. 

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Nouvelle acquisition cette gravure 19 ieme  de Paul et Virginie

Nouvelle acquisition cette gravure 19 ieme de Paul et Virginie

Nouvelle acquisition pour notre musée virtuelle de Paul et Virginie. 

Paul et Virginie  les 2 enfants de la nature, innocents en sont les victimes.

Virginie est emprisonnée dans une abbaye pour être  éduqué,c'est à dire dressée"en vue d'être mariée de force, puis envoyé sciemment à la mort. 

Paul l'enfant naturel(dans tous les sens du terme) 

est brisé. il prend conscience de la différence de rang et de fortune qui le séparede Virginie. et  craint qu'elle ne le méprise. 

Passage du livre Paul et Virginie. 

On aperçoit à gauche la montagne appelée le morne de la Découverte, d’où l’on signale les vaisseaux qui abordent dans l’isle, et au bas de cette montagne la ville nommée le Port-Louis ; à droite, le chemin qui mène du Port-Louis au quartier des Pamplemousses ; ensuite l’église de ce nom, qui s’éleve avec ses avenues de bambous au milieu d’une grande plaine ; et plus loin une forêt qui s’étend jusqu’aux extrémités de l’isle. On distingue devant soi, sur les bords de la mer, la Baie du Tombeau ; un peu sur la droite, le Cap Malheureux ; et au-delà, la pleine mer, où paroissent à fleur d’eau quelques islots inhabités, entre autres le coin de Mire, qui ressemble à un bastion au milieu des flots.

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Le repos de Virginie nouvelle acquisition

Le repos de Virginie nouvelle acquisition

Le repos de Virginie

(collection particulière de Bourbon 1860)

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Cependant Virginie, s'étant un peu reposée, cueillit sur le tronc d'un vieil arbre penché sur le bord de la rivière, de longues feuilles de scolopendre qui pendoient de son tronc.

Elle en fit des espèces de brodequins dont elle s'entoura les pieds, que les pierres des chemins avaient mis en sang ; car dans l'empressement d'être utile elle oublié de se chausser.

Se sentant soulagée par la fraîcheur de ces feuilles, elle rompit une branche de bambou et se mit en marche en s'appuyant d'une main sur ce roseau, et l'autre sur son frère. 

Ils cheminoient ainsi doucement à travers les bois ; mais la hauteur des arbres et l'épaisseur de leurs feuillages leurs furent bientôt perdre de vue la montagne des Trois-Mamelles sur laquelle ils se dirigeaient. 

Bernadin de Saint-Pierre Paul et Virginie, 1787.

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Paul et Virginie Vignette de Choquet

Paul et Virginie Vignette de Choquet

Nouvelle acquisition

Vignette de Choquet Impr

(en location uniquement)

(collection particulière de Bourbon 1860)

Dim:10,5 x 7,5 cm.

Illustration pour Paul et Virginie représentant le couple d'amants,au départ de Virginie pour la France.

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