Sur la route des iles Vanille de l'océan Indien

 
Edmond Albius inventeur de la fécondation artificielle du vanillier

Edmond Albius inventeur de la fécondation artificielle du vanillier

Edmond Albius(1829-1880) ce jeune esclave de 12 ans de La Réunion,qui découvrit en 1841 le procédé de fécondation de la vanille.

Edmond est né à Sainte- Suzanne en 1829 , sur l'île de Bourbon (aujourd'hui La Réunion) . Il était orphelin de la naissance , car il a perdu sa mère et n'a jamais connu son père.

Plus tard, son maître l'a envoyé travailler avec Fereol Bellier -Beaumont qui l'initie à l'horticulture , puis la botanique .

Découverte par un enfant,noir et esclave, l'invention a été rapidement contestée par tous les jaloux .Le botaniste Jean -Michel- Claude Richard faisait semblant d'avoir enseigné la technique à l'esclave Albius trois ou quatre ans plus tôt . Le mensonge atteindra son paroxysme quand, au début du 20e siècle,la presse française ira jusqu'à prétendre que Edmond Albius était blanc. Albius a finalement gagné sa liberté avec l'abolition de l'esclavage en 1848,sans avantages financier de son invention qui fait la fortune des planteurs et de l'économie française .Il est mort dans la misère en 1880.

Beaumont écrivit plus tard à propos de Albius , que « ce jeune garçon noir est devenu mon compagnon ,un enfant préféré toujours à mes pieds .

À l'abolition de l'esclavage en 1848, on donne au jeune Edmond le patronyme d'Albius, en référence à la couleur « blanche » (alba) de la fleur de la vanille.

Cette méthode de pollinisation, dont Jean-Michel-Claude Richard tente de s'approprier la paternité, fait de l'île Bourbon le premier centre vanillier de la planète quelques décennies seulement après l'introduction de l'orchidée sur place en 1819.

Sept ans après la découverte d'Albius, l'île exporte ses premières vanilles, une petite dizaine de kilos. Après l'adoption du procédé Loupy - de Floris, les expéditions vont s'envoler. Elles passent de 267 kilos en 1853 à plus de 3 tonnes en 1858. À la fin du xixe siècle, elles rapportent autant que le sucre. En 1892, près de 4 200 hectares sont plantées en vanille. Les expéditions atteignent 200 tonnes en 1898 et la vanille de l'île rafle les Grands Prix des expositions universelles de 1867 et de 1900.

La vanille a aussi été longtemps cultivée à la Guadeloupe et à la Martinique ; mais avec le recentrage de l'agriculture sur la canne à sucre et la banane, elle a pratiquement disparu - comme de nombreuses autres espèces autrefois florissantes

Le vanillier a été introduit à la Réunion en 1819.

La vanille, appartenant à la famille des orchidacées, plus précisément, à la famille des orchidacées-néotties, est originaire du Mexique. Elle a reçu un nom latin de VANILLA diminutif de vaina...On compte plus de 17000 espèces sur terre mais le genre"vanilla" ne compte que 110 espèces, dont trois sont cultivées pour leur valeur marchande.

Une fois fécondé par l'homme ou par l'abeille, la fleur du vanillier laisse place à un fruit, la vanille, qui atteint sa taille définitive au bout de quatre à six semaines après fécondation.

En 1925, le gouverneur Merwart choisi cette liane pour figurer sur le blason de l'Ile de la Réunion.

Portrait d'Edmond Albius devant des lianes de vanille.

Album de l'île de la Réunion 1863.

 
Lémuriens ou makis de Madagascar

Lémuriens ou makis de Madagascar

La faune de la grande ile de Madagascar est caractérisée par de nombreux lémuriens ou makis,mammifères quadrumanes appélés autrefois faux-singes ou singes à museau de renard.Tandis qure les singes sont excessivement nombreux en Afrique,à Madagascar les lémuriens formaient en 1894 les deux tiers de la population mammamologique.De nos jours plus de soixante types de lémuriens vivent sur l’île,ils sont menacés à cause de la chasse et la destruction des forets.En 1895(possession française)des recherches ont été reprises pour retrouver des débris de la faune antèrieure de cette ile,et l'on à mis au jour le crâne presque complet d'un grand lémuriend'espèce éteinte que Mr Forsyth Major a décritsous le nom de Magaladapis madagascariensis.Les lémuriens de cette époque étaient de taille petite ou tout au plus moyenne:le plus grand,l'Inndri  à queue courte,atteint tout au plus 1 mètre de haut quand il est dressé sur ses pattes de derrière;quand à son crâne,il n'est pas supèrieur à celui d'un renard.Or si l'on juge proportionnellement d'après le crâne à peu près intact qu'on à découvert,le  Magaladapis avait des dimensions trois fois plus fortes que l'Inndri;il devait donc avoir à peu près la taille de l'orang ou du gorille,mais avec un aspect tout différent;les dents mêmes,plus fortes que celles de l'homme,sont très compatibles à celles du gorille.La Magaladapis présente les caractères dentaires et crâniens des lémuriens de cette même époque,mais avec des modifications qui n'avaient jamais été observées jusqu'ici.Le crâne en effet se signale par une étroitesse de la boite cérébrale tout à fait hors de proportion avec la région faciale,en même temps qu'avec le développement des mâchoires.

En préparation

La suite bientôt

 
Courses hippiques au Champ de Mars à Maurice

Courses hippiques au Champ de Mars à Maurice

Champ de Mars, Port Louis Mauritius 1880

Artiste:Numa Desjardins

oil on canvas

Les courses au Champ  de Mars à Maurice

La création des courses à Maurice remonte à l'année 1812,depuis cette date elles sont devenues un évènement répété plusieurs fois chaque année,et éveillant à chaque occasion un Intérêt considérable.

Le Mauritius Turf Club fut fondé par le colonel Edward Draper après la première journée de courses qui eut lieu dans la colonie,le 28 juin 1812,ce club est donc le plus ancien cercle hippique.

1812,la conquête de l'ile par les anglais,venait de s'effectuer et les deux races,les anciens colons,les Français,et les vainqueurs,les Anglais,se regardaient alors comme des chiens de faïences,si l'on peut dire,et ce fut le noble sport des courses introduit dans l'ile par le sympathique anglais,le colonel Draper,qui fut le premier maillon de la chaîne qui allait unir peu à peu les fils des deux grandes nations,alors ennemies,jetés en une petite ile perdue,bien loin de leur patrie.

Dès l'origine les courses furent populaires,bien qu'au début les exploits des cheveaux sous le rapport de la vitesse ne furent pas très méritoires.Les meilleurs courses étaient celles ou figuraient les montures arabes des officiers anglais.cela dura jusqu'en 1832.

Les plus habiles cavaliers qui participèrent alors aux courses furent le colonel Draper,et Mr Reeder,greffier à la cour de l'amirauté.Le poney qui gagna la coupe d'or offerte par lady Farquhar,épouse du gouverneur d'alors,Sir Robert Farquhar avait pour nom Fanny.De 1833 à1835,aucune course n'eut lieu,vu l'état de surexcitation qui régnait dans la colonie,à la suite des nouvelles lois abolissant l'esclavage.Mais en 1836 à la reprise de la vie normale,les courses recommencèrent,et un nouvel éclat fut donné à ces rencontres,grâce à l'introduction de purs sangs,montés par des jockeys professionnels.Les courses continuèrent ainsi,avec un interet soutenu jusqu'en 1859.

C'est à cette époque que le fameux jockey Adrien Scott se fit connaitre à Maurice.Une course ou figurait alors un cheval monté par Adrien, comme on l'appelait,était perdue d'avance pour les autres.

En 1893,Le Mauritius Turf Club,afin d'assurer le succès futur des courses,se réserva le monopole d'introduire des cheveaux.C'est ainsi qu'un certain nombre de purs sangs furent reçus chaque année,et repartis entre les divers écuries.

Ce fut l'Australie qui fournit d'abord les purs sangs.Les plus célèbres de ceux-ci furent Lawyer,Marengo,Earl of Montrose,Mikado,Clairon(1898),Orion(1903),King of the Ring(1904),Tahara Maid(1905),Gay Lad(1906)et tant d'autres.

Au haut du champ-de Mars se voit le tombeau du général Malartic.Ce monument,commencé en 1801 est resté sans etre achevé par suite de changements survenus dans l'administration intèrieure à Maurice.

 

 

 

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