Navigateurs Explorateurs & Marins

 
Mahe de Labourdonnais

Mahe de Labourdonnais

LA BOURDONNAIS (Bertrand-François Mahé de 1699-1753)fut le gouverneur de l'ile Bourbon'(La Réunion) de l'isle de France(Maurice) et Seychelles.

Dans les plans de ses ports et le fondement de ses fortifications,dans le tracé de ses routes et de ses villes,dans la base meme de son économie,Maurice actuelle porte la marque de Mahé de la Bourdonnais.D'abord marin,il combattit aux indes,fut nommé gouverneur général des mascaeignes le 4 juin 1735.

Fondateur de Port-Louis,il aménagea le port en jetant les bases de ses quais,poursuivit l'ouverture de nombreuses routes et le développement l'agriculture(sucre,manioc).

Les escadres qu'il commanda de 1741 à 1746 menèrent de vigoureuses campagnes contre les anglais.Elles aboutirent à la victoire navale de Negapatam et la prise de Madras.

Jété à la Bastille pendant deux ans sur de fausses accusations,il en sortit en 1751 et mourut deux ans après.

(accusé d'avoir reçu 100 000 pagodes des anglais pour ne pas détruire Madras)

La construction de Port Louis sous la direction de Labourdonnais(Mahé de La Bourdonnais au millieu du chantier) 

Port-Louis cité d'Histoire



 

 

 

 
Lapérouse et Éléonore Broudou

Lapérouse et Éléonore Broudou

Madame de La Pérouse

Abraham Broudou exerce la profession d’armateur à Nantes. Le 15 mai 1755 un enfant vient agrandir la famille : une petite Éléonore, qui le jour même, est baptisée en l’église Ste Croix. Elle sera suivie, en 1760, d’un garçon, Frédéric. Lorsqu’il est nommé administrateur de l’hôpital de Port-Louis, petite ville sur la côte nord-ouest de l’île de France, aujourd’hui la Réunion, Abraham Broudou s’y installera avec sa famille. 

En 1773, Éléonore  rencontre un beau marin dont le bateau fait relâche à Port-Louis, Jean-François Galaup, comte de La Pérouse, jeune enseigne de vaisseau qui a commencé sa carrière maritime en entrant en 1756 à l’École des Gardes de la Marine de Brest, Jean François est né le 23 août 1741 au château de Gô, un grand domaine rural dans une boucle du Tarn, proche d’Albi.
La famille Broudou s'était fixée à l'Ile Maurice, alors Isle-de-France. Elle possédait une propriété aux environs de la Rivière La Chaux. C'est à l'Ile Maurice que Lapérouse rencontra Eléonore Broudou et s'éprit d'elle. Il y avait acheté une propriété de 157 arpents au Mesnil (au nord de Curepipe) en 1775, au retour d'une expédition dans l'Inde.
Éléonore est très jolie fille, il est beau garçon, la suite était prévisible : une tendre idylle ne tarde pas à se nouer.
                                                                   
LE NAVIGATEUR 
                                                              

Le 29 juin  1785, Louis XVI qui est un roi à l’esprit ouvert, passionné par les sciences et les techniques, attentif aux grandes découvertes. Il demande à Jean François Galaup de La Pérouse, dont on lui a vanté les mérites, d’organiser une expédition avec 112 personnes, marins et savants, dans les eaux mystérieuses de l’océan

La Défense de Mahé

C’est au cours de ce deuxième voyage que Lapérouse aura l’occasion d’une vraie victoire militaire, en défendant brillamment avec de petits moyens le comptoir de Mahé contre une attaque indienne. Ceci lui vaudra la Croix de St Louis à son retour en France. Au cours d’une dernière et 5éme année à terre dans les services de la Marine à Port Louis il approfondira notamment sa relation avec Eléonore, qu’il reçoit dans sa nouvelle propriété de l’Eau Coulée, mais ses parents mettent pour l’instant un veto au mariage envisagé. Il apprendra beaucoup pendant ce séjour sur le système colonial de l’époque, la concurrence entre nations, et le commerce lointain, source de richesses et de contrôle du monde. Ces préoccupations planétaires l’éloignent le plus en plus de celles de ses parents, s’ajoutant au conflit dû au refus d’un mariage désintéressé. Dés son retour en France il est promu en 1777 lieutenant de vaisseau à 35 ans.

Lisle de France et les Indes.

Ternay ayant obtenu une place de gouverneur de l’Ile de France n’oubliera pas son protégé et le prendra avec lui. Louis XV avait décidé récemment de reprendre la gestion directe de cette base d’appui dans l’Océan Indien , la Compagnie des Indes ne pouvant en supporter la charge. Il s’acclimatera à ce nouveau milieu en faisant du cabotage de ravitaillement dans le sud de l’Océan Indien, époque où il rencontrera sa future femme à Vieux grand port, pendant une escale. Ternay lui confie le commandement de la gabare militaire « La Seine ». Il effectue avec elle deux campagnes aux Indes, l’une sur la côte Est de Pondichéry à Chandernagor (Calcutta), l’autre sur la côte Ouest vers Surate.

Visiter ALBI le lieu de naissance de Lapérouse

 

 

 
Francois LEGUAT à la découverte de Rodrigues

Francois LEGUAT à la découverte de Rodrigues

François Leguat et quelques compagnons tentèrent de créer une colonie protestante dans l’île de La Réunion, peu après la révocation de l’édit de Nantes. Mais le capitaine du navire, sur lequel ils voyageaient, les débarqua sur l’île de Rodriguez (la plus petite des trois îles de l’archipel des Mascareignes), alors déserte. Ils y restèrent deux ans, de 1691 à 1693, avant de réussir à gagner l’île Maurice dans une embarcation de fortune. Ils y furent emprisonnés, puis conduits à Batavia en 1696. Deux ans plus tard, seuls trois survivants arrivèrent en Europe, et Leguat publia le récit de ses aventures.

Ils commencent à mettre l'île en culture mais au bout d'un an, sans nouvelles de l'Europe, ils décident de construire un bateau pour regagner l'île de Mascareigne. Leur première tentative échoue et le bateau sombre après avoir heurté un rocher. Une année s'écoule avant qu'ils ne puissent refaire une tentative, année durant laquelle l'un des hommes meurt. Ils quittent l'île après avoir laissé un monument pour témoigner de leur passage et abordent l'île Maurice le 29 mai 1693. Là, le gouverneur les fait emprisonner dans des conditions très dures et plusieurs des compagnons de Leguat meurent. Ils sont finalement conduits à Batavia en 1696, d'où ils reviennent en Europe en 1698. Ils ne sont alors plus que trois. À Londres, Leguat publie le récit de son périple sous le titre de Voyages et aventures de François Leguat et de ses compagnons en deux isles désertes des Indes orientales, mais ce compte rendu est accueilli avec scepticisme. On juge que la navigation à bord d'une embarcation de fortune est impossible et que les animaux qu'il décrit et qui ont disparu depuis la parution de son livre (comme le solitaire de Rodrigues) relèvent de la pure fantaisie.

En 1691-1693, François Leguat a écrit: «Nous n'avons pas vu des créatures à quatre pattes, mais les rats, lézards, tortues et terrestres, dont il existe différentes sortes,assez, pour nourrir un bon nombre d'hommes.


 
Suffren

Suffren

 

Suffren arrive à l'isle-de-France le 25 octobre 1781 (actuellement l'île Maurice). La traversée s'est passée sans encombre et il a même la surprise d'y trouver deux navires du convoi qui manquaient à l'appel depuis La Praya. Si Suffren noue rapidement de bonnes relations avec le gouverneur de l'île, François de Souillac, il n'en va pas de même avec le commandant de l'escadre, Thomas d'Orves, qui a brillé par son inaction depuis le début du conflit. Cet officier très âgé est le jouet de ses commandants qui ont fait pression sur lui pour prendre le moins de risque possible et qui maintenant émettent des prétentions sur plusieurs vaisseaux de Suffren au nom de leur ancienneté. L'affaire est délicate pour le bailli, car sa division est maintenant fondue dans celle de d'Orves, qui exerce le commandement supérieur290.

À la Praya, deux commandants ont été tués, celui de l’Artésien et celui de l’Annibal. Suffren n'émet pas d'objection pour que M. Pas de Beaulieu qui avait reçu le commandement de l’Artésien en soit dépossédé. Ce jeune officier n'a pas démérité, mais il peut recevoir en compensation le commandement d'une frégate plus en rapport avec son âge et son grade. Mais Suffren tient beaucoup à M. Morard de Galles (le second du commandant tué) et qui s'est illustré pour sortir l’Annibal démâté de la baie. D'Orves, qui dans un premier temps partage cet avis, se révèle trop faible pour résister aux pressions du groupe d'officier mené par le capitaine de vaisseau de Tromelin, principal bénéficiaire de l'opération (et qui obtient donc le commandement de l’Annibal).

Cette affaire exaspère Suffren qui en informe immédiatement le ministre. « Une cabale s'est élevée parmi les capitaines en service dans l'Inde pour réclamer l'Annibal au nom de l'ancienneté » s'insurge le bailli qui trace au passage un portrait peu amène de ces officiers intrigants, plus préoccupés de leurs plaisirs et de leurs affaires que du service du roi291. « Presque tout le monde ici a femme, ou maîtresse, ou habitude ; le sexe y est charmant ; on y mène une vie douce ; ce sont les délices de Capoue ou l'île de Calypso où il n'y a point de Mentor. Beaucoup y ont fait des fortunes, et cela les rend très hauts et indociles » note encore Suffren dans un courrier à un de ses amis292. Le ministre donnera entièrement raison à Suffren et désapprouvera d'Orves293, mais en attendant le retour du courrier il faut bien se plier au choix du vieux chef et supporter la victoire de Tromelin. Cette affaire aura des suites considérables sur la campagne. Désormais, l'hostilité règne entre le petit groupe d'officiers de l'île-de-France et le bailli qui juge sévèrement leur égoïsme et leur affairisme.

En attendant de reprendre les opérations, les équipages prennent un peu de repos, Le mois de novembre est occupé à soigner les scorbutiques et on complète les équipages. On n'hésite pas à embarquer une poignée d’esclaves noirs et on constate, fait intéressant, un afflux de volontaires dans l'escadre, enthousiasmés par la victoire de Suffren à La Praya. L’évènement est suffisamment rare pour être signalé. Cette anecdote nous indique que la réputation du bailli est maintenant bien établie, au point d’attirer des hommes alors que les conditions de vie très éprouvantes à bord des vaisseaux de guerre font généralement fuir les matelots et que les désertions sont légions à chaque escale (dans la Marine française, comme dans la Royal Navy).

L’escadre reçoit le 19 novembre un important apport de vivres avec l’arrivée d’une cargaison de bœuf et de riz en provenance de Madagascar. Le 21, arrive la frégate la Bellone. Elle escortait un important convoi de 13 navires marchands partis de Lorient avec des vivres et des précieux gréements, mais celui-ci a été intercepté par un vaisseau anglais au large du Cap. Le convoi a été dispersé et deux transports ont été pris. C’est un coup dur pour les Français, même si la frégate est porteuse de 1,5 million de livres en piastres, destinée aux négociations à mener en Inde. Port-Louis est cependant un port assez bien équipé, aménagé depuis longtemps par l'ancienne compagnie des Indes. Pendant 6 semaines, les vaisseaux réparent leurs avaries, grâce à un travail intensif de remâtage et de carènes à flot. Au final, avec les compléments d’équipage, l’état de l’escadre s’est fortement amélioré puisque Suffren signale à son ami Blouin que les vaisseaux sont en bon état et qu’à l’exception du cordage dont elle manque « elle est réellement mieux armée qu’en partant de Brest ».

 


 
BOUGAINVILLE Louis Antoine, comte de (1729-1811)

BOUGAINVILLE Louis Antoine, comte de (1729-1811)

 Louis-Antoine de Bougainville est né le 12 novembre 1729 dans une famille de la bourgeoisie parisienne qui s’insère dans la noblesse au milieu du XVIIIe siècle.

Entré dans la marine en 1763,il se voit confier par Choiseul l'exploration des terres australes.Il devient ainsi le premier français à faire le tour du monde

Au terme d’études classiques, ce surdoué montre des aptitudes remarquables pour les sciences et publie en 1755, un Traité du calcul intégral. Fils de notaire, il a choisi l’épée. Après un passage aux Mousquetaires Noirs en 1750-1751, Bougainville entame une carrière d’officier. Une parenthèse diplomatique s’ouvre en 1754-1755, lorsqu’il accompagne le duc de Mirepoix, nommé ambassadeur extraordinaire à Londres. Un séjour plein de promesses, pour ce jeune secrétaire d’ambassade aussi passionné par la géographie que par les mathématiques : Bougainville rencontre Georges Anson, le patron de la Royal Navy, qui a accompli en 1740-1744 un fameux voyage autour du monde. Lorsque la guerre de Sept ans se déclenche, au début de l’année 1756, Bougainville est nommé aide de camp du marquis de Montcalm, commandant des troupes du Canada. Il se comporte bravement, participe à plusieurs combats, dont la bataille du fort Carillon (6 juin 1758) au cours de laquelle il est blessé. Bougainville se trouve parmi les défenseurs de Québec, qui est assiégé par une puissante force navale anglaise et capitule en septembre 1759. Puis c’est le tour de Montréal... Son comportement à la bataille des Saintes, le 12 avril 1782, fut des plus curieux. À la tête de sa division de six vaisseaux, il abandonna son amiral, le Comte de Grasse, et les douze autres vaisseaux français aux prises avec les navires anglais sous les ordres de l’amiral Rodney. Bougainville prétendit ne pas avoir compris les signaux de son navire amiral pour définir la manœuvre. Il lui était pourtant facile de faire faire demi-tour à sa division et de revenir en l’espace d’une heure sur le lieu du combat. Ce faisant, il aurait provoqué la panique chez les Anglais entourant les vaisseaux français. De nombreux témoins accablèrent la désertion de Bougainville au procès de Lorient en 1784. Cependant, Bougainville fut relaxé, car sa condamnation eût été embarrassante pour les ministres, compte tenu de ses relations.

En mai 1771, Bougainville publie son Voyage autour du monde par la frégate La Boudeuse et la flûte L’Étoile. Son journal de voyage montre la qualité et la justesse de ses observations au sujet des Polynésiens et des Mélanésiens. Ce marin matheux vérifie avec succès la méthode des distances lunaires pour le calcul de la longitude et ses relevés contribuent à améliorer la cartographie du Pacifique. Accueillant les critiques des salons, Bougainville disait qu’après tout, c’était déjà beau d’avoir donné son nom à une fleur (la bougainvillée).

 

 
Pierre Sonnerat

Pierre Sonnerat

Pierre Sonnerat est un naturaliste et un explorateur français, né le 18 août à Lyon 1748 et mort le 31 mars 1814 à Lyon. Il est le neveu de Pierre Poivre, botaniste. Il a fait plusieurs voyages en Asie du Sud-Est notamment afin de pouvoir obtenir des pieds de végétaux producteurs d'épices, les Hollandais disposant d'un monopole sur leur commercialisation. Il fait ainsi un voyage en Nouvelle-Guinée, notamment dans les îles Moluques mais aussi de Manille de 1769 à 1772, à la suite duquel il décrit de très nombreuses espèces végétales et animales (son récit de voyage paraît en 1774). De 1774 à 1781, il fait un voyage en Chine. Son compte rendu paraît en 1782 sous le titre de Voyage aux Indes orientales et à la Chine, fait depuis 1774 jusqu'à 1781. Il s'agit d'un ouvrage important pour les Français car, jusqu'alors, ce sont les Britanniques qui sont les principaux auteurs de ces voyages. Ses observations sur les peuples autochtones ont un grand intérêt. La qualité de ses observations n'est pas très bonne et de nombreuses espèces qu'il décrit ne sont pas reconnaissables. C'est lui qui décrit le premier le litchi.

Pierre Sonnerat [1745-1814], fut appelé par Pierre Poivre, son parrain, à l'Ile de France [Maurice]. En 1771-1772, celui-ci l'envoya aux Moluques pour y rapporter les précieux plants de girofle et de muscade dont les Hollandais avaient le monopole. Il introduisit aussi l'arbre à pain, le cacao et le mangoustan à Maurice & à la Réunion. Après un séjour en France, il repartit pour l'Île de France, Pondichéry & Canton en 1777. L'année suivante, il explora le sud de Madagascar et revint en France pour publier sa Relation qui développe des descriptions curieuses sur les arts, les usages, la religion, les moeurs et les sciences chez les Hindous.

 

 

 
Robert Surcouf

Robert Surcouf

Corsaire malouin, Robert Surcouf fut davantage connu de l'imagerie populaire française pour ses hauts faits d'armes contre des vaisseaux anglais que pour sa large participation à la traite négrière. Surcouf est né le 12 décembre 1773, à Saint-Malo, rue du Pélicot pour certains ou rue de la Bertaudière pour d'autres. Descendant d'une famille « ancienne, riche et justement considérée dans ce pays». Fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris, et de Rose-Julienne Truchot de la Chesnais4, il est notamment cousin de Duguay-Trouin par sa mère et de Porcon de La Barbinais, dit le Régulus malouin. En 1787, à 13 ans et demi, il accompli son premier voyage, comme apprenti-navigant (aspirant) sur Le Héron qui part au cabotage. Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise. En 1790 il s'engage dans la marine marchande comme volontaire sur L'Aurore en partance vers les Indes6 alors qu'il n'a pas encore 16 ans. À vingt ans, il est déjà capitaine au long-cours de La Créole, un navire faisant du transport d'esclaves. En 1794, il est enseigne de vaisseau, faisant fonction de second sur la frégate La Cybelle dans l'océan Indien. Il connaît son baptême du feu lors du combat de la Rivière Noire à l'île de France(Maurice) La Cybelle, la frégate Prudente et la corvette Jean Bart, parviennent à chasser deux petits vaisseaux britanniques de 50 et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île. Ce sera le seul combat de Surcouf dans la marine de l'État, refusant toujours par la suite le commandement de frégates, il va rapidement devenir corsaire et n'aura jamais dépassé le grade d'enseigne dans la marine militaire. En 1816, 36 vaisseaux de traite appareillèrent de France pour les côtes d’Afrique, du Cap Vert à l’Angola et de Madagascar à Zanzibar. La saisie, en 1817, du Louis de Nantes qui cinglait vers la Martinique entraina la condamnation de son capitaine par un tribunal de Sierra Léone. Bien avisé, celui-ci en appela à la cour de l’amirauté britannique qui lui donna gain de cause. La marine britannique reçut l’ordre de ne plus saisir les vaisseaux français. Les officiers de sa majesté obéirent à contre-coeur. C’était un plaisir bien compréhensible pour eux que de continuer d’entreprendre des actions contre les Français, bien que les Bourbons fussent de retour à Paris.

 
Dumont D urville

Dumont D urville

Jules-Sébastien-César Dumont-d'Urville est né le 23 mai 1790, à Condé-sur-Noireau, dans le Calvados. A l'âge de 17 ans il entre dans la Marine et en 1811 il sort major de sa promotion et atteint le grade d'Enseigne de Vaisseau trois ans plus tard. Il s'intéresse à de nombreux domaines et parle couramment anglais, allemand, espagnol, grec, italien et hébreu. Il étudie l'astronomie, la géologie, l'entomologie et la botanique. En août 1822 d'Urville sert à bord de La Coquille partie en exploration hydrographique et botanique aux Îles Gilbert et Caroline, Tahiti, aux Îles Malouines (Falkland) et dans une partie occidentale de l'Australie connue comme Nouvelle-Hollande. Après 31 mois et 13 jours, l'expédition revient avec de nombreux relevés, des cartes, croquis, spécimens et échantillons. A son retour, d'Urville soumet un projet pour des recherches plus avancées dans l'Océan Austral. Son projet, promettant de nouvelles découvertes et des progrès dans les techniques hydrographiques, destinées à rendre plus sûres les navigations dans les eaux étrangères, est approuvé en décembre 1825. Le 22 avril 1826, D'Urville appareille de Toulon sur L'Astrolabe (anciennement La Coquille), avec comme second Charles Hector Jacquinot. Ce devait être la réussite de sa deuxième circumnavigation. Parmi les résultats on trouve la découverte des Îles Fidji, de Matuku et Toyota, une cartographie réussie des îles Loyauté, des relevés de la côte de Nouvelle-Zélande et l'exploration des Îles Tongas et des Moluques. Les rapports étaient si détaillés que, pour la première fois ces îles éparpillées purent être divisées en trois groupes principaux : Mélanésie, Polynésie et Micronésie. L'Astrolabe revenait en France le 25 mars 1829.

 

 
James Cook 1728-1779

James Cook 1728-1779

James Cook arrive à Tahiti en avril 1769(son premier voyage) lors d'une expéition anglaise.

Fils d'un ouvrier agricole,cook est un autodidacte qui à acquis de solides connaissances en mathématiques et en astronomie.

Ses excellentes levées hydrographiques sur les cotes de Terre-Neuve l'ont rendu célebre.

C'est pour ces qualités que le gouvernement britanique le charge de gagner Tahiti afin d'y observer le passage de Vénus devant le soleil que l'on prévoit le 3 ou le 4 juin 1769.

Cook embarque à Plymouth en juillet  1768 sur The Endeavour,petit navire marchand armé par la Royal Navy.

Peu après son arrivé en Tahiti,Cook peut constater le phénomène météorologique qui à justifié son voyage.Il reste ensuite plusieurs mois dan sl'ile dont il observe et décrit avec force détails la vie des habitants ainsi que la faune et la flore.Puis il reprend la mer vers l'ouest.Il découvre ainsi un archipel  auquel il donne le nom d'"iles de la société" puis fait le tour de la nouvelle zélande.

En mars 1770 il met le cap au nord et atteint une terre qu'il appelle "Nouvelle Galles"il s'agit en réalité de l'Australie,dont Cook explore la cote orientale.après de nombreuses péripéties,The Endeavour regagne l'Angleterre en 1771,Cook entreprend deux autres expéditions,aux cours desquelles il approfondit ses découvertes,en 1771-1775 et en 1778.Il peut ainsi mettre fin au mythe de l'existence d'un vaste continent austral qui se serait situé au coeur du pacifique.En février 1779,au cours de sa troisième expédition,James Cook est tué par des indigènes d'Hawai.

Ca. 1900. Gouache portrait on ivoirine Captain James Cook 1728-1779 by J. Webber.

 

 

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